La modification du contrat
Les modifications non soumises à lapprobation du salarié
Il sagit du changement des conditions de travail cest-à-dire la modification dun élément non essentiel du contrat (modification dhoraire de faible ampleur, changement de tâche, de lieu de travail si le secteur géographique est identique), de la modification dun élément essentiel temporaire, la modification dun élément essentiel prévu au contrat (clause de mobilité).
Le simple changement des conditions de travail peut être imposé par lemployeur dans le cadre de son pouvoir de direction. Le refus du salarié nentraîne pas, à lui seul, la rupture du contrat mais constitue une faute professionnelle que lemployeur peut sanctionner au besoin par le licenciement. Lemployeur peut éventuellement prononcer un licenciement pour faute grave sans préavis ni indemnité.
Les modifications nécessitant laccord du salarié
Les modifications pour motif personnel sont linaptitude, lincompétence. La loi ne prévoit pas de procédure particulière. Cependant lemployeur doit informer le salarié de sa proposition de modification et lui laisser un délai de réponse. Labsence de réponse du salarié au terme de ce délai ne vaut pas acceptation. Le salarié peut réagir même longtemps après la mise en uvre de la modification.
Si la modification a une cause économique, lemployeur informe chaque salarié de sa proposition de modification dun élément essentiel du contrat de travail, par lettre recommandée avec accusée de réception, en précisant au salarié quil dispose d1 mois pour répondre. Passé ce délai, il sera réputé avoir accepté la modification et ne pourra plus exprimer son refus.
Le droit disciplinaire
Les conditions de validité de la sanction disciplinaire
Une sanction disciplinaire est une mesure prise à la suite dagissements du salarié quil considère comme fautifs. La sanction disciplinaire doit être proportionnée à la faute commise. Dans les entreprises dau moins 20 salariés, le règlement intérieur obligatoire fixe les règles générales et permanentes relatives à la discipline et notamment la nature et léchelle des sanctions.
Le blâme, la mise à pied, la rétrogradation, la mutation, le licenciement pour faute réelle et sérieuse, le licenciement pour faute grave sont autorisés. Les amendes et autres sanctions pécuniaires et les sanctions discriminatoires sont interdites. Aucun fait fautif ne peut donner lieu à lui seul à lengagement de poursuites disciplinaires au-delà dun délai de deux mois à compter du jour où lemployeur en a eu connaissance.
La procédure disciplinaire
La procédure simplifiée
L'employeur doit convoquer le salarié à un entretien préalable. Toutefois, si la sanction envisagée est un avertissement ou une sanction de même nature qui n'a pas d'incidence sur sa présence dans l'entreprise, ses fonctions, sa carrière ou sa rémunération, une information du salarié par écrit en lui précisant les griefs qui motivent la sanction suffit (article L122-41 du code du travail).
La procédure renforcée
Avant de prendre une sanction, autre quun avertissement, lemployeur doit convoquer le salarié à un entretien préalable en précisant lobjet, la date et le lieu de lentretien. La convocation rappelle au salarié quil peut se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de lentreprise. Lors de lentretien, lemployeur indique les motifs de la sanction et recueille les explications du salarié. La procédure se termine par la notification de la sanction.