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La planete des singes : du roman aux films partie 4

III)Le début de la fin
   1)Les évadés de la planètes des singes

singes5Les Évadés de la planète des singes (Escape from the Planet of the Apes) est un film de science-fiction américain de Don Taylor, sorti en 1971. C'est le troisième volet de la saga de la Planète des singes. Cornélius et Zira parviennent à retourner vers le passé, et débarquent au 20e siècle à Los Angeles. Ils y subissent les mêmes tourments que Taylor sur la "planète des singes", et découvrent petit à petit quels événements conduiront à la fin de la civilisation humaine et à la domination simienne... Vedette simienne de La Planète des singes dans le rôle de Cornélius, Roddy McDowall est intimement lié à la saga. En effet, il reprendra son rôle de singe (Cornélius puis Caesar) dans trois autres films de la série (Les Evadés de la planète des singes, La Conquête de la planète des singes et La Bataille de la planète des singes), laissant sa place à David Watson sur Le Secret de la planète des singes, car attaché à un autre projet. Il apparaîtra toutefois dans ce second volet, à travers un prologue reprenant une séquence de La Planète des singes. Roddy McDowall se glissera une nouvelle fois dans la peau d'un singe (cette fois-ci prénommé Galen) en 1974 dans la série La Planète des singes, puis dans le téléfilm Back to the planet of the apes en 1981.

 

 

 

 

 

   2)La conquête de la planète des singes

singes6La Conquête de la planète des Singes (Conquest of the Planet of the Apes) est un film américain de science-fiction réalisé par J. Lee Thompson en 1972. En 1990, les animaux domestiques et le personnel de service ont disparu au profit des singes-esclaves. Mais ces derniers se révoltent et prennent le pouvoir, sous l'impulsion de Caesar, le fils de Cornélius et Zira... On pourrait reprocher à La Conquête de la planète des singes nombre de défauts. Un manque de crédibilité, notamment. La situation (omniprésence des singes, et même début de la rébellion passive par des actes de désobéissance) a évolué trop rapidement en l’espace de vingt ans : dans Les Evadés de la planète des singes, Cornélius parlait de siècles, pas de deux décennies. La réalisation, quant à elle, s’avère médiocre : budget restreint oblige, toute l’action se déroule dans la même ville, on n’a aucunement l’impression que la prise de pouvoir des singes va concerner l’humanité tout entière. Pris tel quel, La Conquête de la planète des singes constitue donc un divertissement tout à fait honnête. Mais son intérêt réside également en tant qu’épisode s’inscrivant dans la série des cinq films. Le spectateur assiste à la formation du monde qu’il a découvert dans les deux premiers opus. C’est en s’inscrivant dans la saga que la noirceur de La Conquête de la planète des singes, son fatalisme pessimiste envers la nature et l’avenir de l’humanité, prend toute son ampleur.

 

 

 

   3)La bataille de la planète des singes

singes7La Bataille de la planète des singes (Battle for the Planet of the Apes) est le cinquième film de la saga réalisé par J. Lee Thompson en 1973. Il raconte l'histoire de César après la révolte des singes contre les humains. 2003. Douze ans ont passé depuis le soulèvement des singes orchestré par César. Ce dernier s'efforce maintenant de gouverner son village de la façon la plus juste possible, humains et singes cohabitant en égaux, ces derniers occupant toutefois les plus hautes fonctions. Mais cet équilibre est malmené par le général Aldo, un gorille belliqueux vouant une profonde aversion à l'égard des humains. D'autre part, César doit bientôt faire face à une colonie d'humains habitant dans les ruines de New York. Ces derniers, placés sous les ordres de l'impitoyable gouverneur Kolp, projettent en effet d'attaquer le village de César... Le film manque d’envergure (il faut dire que le budget a diminué à chaque épisode, alors que les moyens nécessaires grandissaient pour les deux derniers opus) ; la bataille finale entre les humains dégénérés et les villageois, notamment, ressemble presque à une simple échauffourée. Ici encore, la situation a évolué trop rapidement en vingt-cinq ans : alors que dans La Conquête de la planète des singes, César était l’unique singe parlant (certes, à la fin du film les autres singes apprenaient à dire « Non »), au début de La Bataille... tous les singes maîtrisent parfaitement le langage (ces pauvres gorilles s’exprimant toutefois de manière un peu rustre...). Sans doute est-ce pour conserver le héros du film précédent, César, dans un louable souci d’identification du spectateur, que le temps a été ainsi comprimé.

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