1)Le traité de Maastricht
Le traité de Maastricht, adopté en 1992, comporte un volet politique et un volet économique et monétaire. Du point de vue politique, de nouveaux domaines d'interventions entrent dans le champ de compétence de l'Europe : la politique étrangère et de sécurité et des interventions en matière de police et de justice ; toutefois, dans ces domaines, l'organisation reste interétatique, aucun pays ne pouvant être contraint d'adopter des décisions auxquelles ils n'adhèrent pas. Par ailleurs, de nouveaux principes sont posés, concernant, en particulier, la citoyenneté européenne et la subsidiarité. Surtout le traité organise le passage à la monnaie unique (critères de convergence) et le mode de fonctionnement de l'union économique et monétaire : une monnaie, une politique monétaire et une politique de changes uniques, des autorités monétaires indépendantes et un dispositif des "déficits publics excessifs".
2)La monnaie unique
L'Euro est le nom de la monnaie unique, introduite le 1er janvier 1999. Au 1er janvier 2002, les monnaies nationales ont définitivement disparu en raison de l'introduction des pièces et des billets en euro. Entre ces deux dates, l'euro se developpe sous la forme de monnaie scripturale à un rythme qui dépend du comportement des agents économiques ; en effet, c'est la règle du "ni...ni...", ni obligation, ni interdiction d'utiliser l'euro. 16 Etats participent à la Zone Euro (12 des 15 anciens Etats membres. Manquent le Danemark, le Royaume-Uni et la Suède). La slovénie est entrée le 1er janvier 2007. Chypre et Malte sont entrée le 1er janvier 2009 et la Slovaquie est entrée le 1er janvier 2009. L'euro est géré dans son émission par la banque centrale européenne (BCE) et le système européen de banques centrales (SEBC). Le fonctionnement de l'euro repose sur une discipline budgétaire stricte.
3)Le pacte de stabilité
Le Pacte de stabilité et de croissance, ou PSC, désigne un ensemble de critères que les pays de la zone euro se sont engagés à respecter vis-à-vis de leurs partenaires. Le Pacte de stabilité et de croissance (PSC) est l’instrument dont les pays de la zone euro se sont dotés afin de coordonner leurs politiques budgétaires nationales et d’éviter l’apparition de déficits publics excessifs. Il impose aux États de la zone euro d’avoir à terme des budgets proches de l’équilibre ou excédentaires. Il a été adopté au Conseil européen d’Amsterdam le 17 juin 1997 et a acquis une valeur normative par deux règlements du Conseil de l'Union européenne du 7 juillet 1997. Le PSC prolonge l’effort de réduction des déficits publics engagé en vue de l’adhésion à l’Union économique et monétaire (UEM). Le PSC comporte deux types de dispositions : La surveillance multilatérale, disposition préventive : Les États de la zone euro présentent leurs objectifs budgétaires à moyen terme dans un programme de stabilité actualisé chaque année. La procédure des déficits excessifs, disposition dissuasive. Elle est enclenchée dès qu’un État membre dépasse le critère de déficit public fixé à 3 % du PIB, sauf circonstances exceptionnelles.
4)La banque centrale européenne
La Banque centrale européenne (BCE) est la banque centrale de l’Union européenne. Elle est chargée de définir les grandes orientations de politique monétaire de la zone euro et de prendre les décisions nécessaires à sa mise en œuvre. C'est-à-dire de maintenir le pouvoir d'achat de l'euro et donc la stabilité des prix dans la zone euro. Cette zone comprend les 16 pays de l'Union européenne qui ont introduit l'euro depuis 1999. La BCE a été créée en 1998 et son siège est à Francfort-sur-le Main, en Allemagne. Le principal objectif de la BCE est de maintenir, au sein de la zone euro, l’inflation annuelle « au-dessous, mais à un niveau proche, de 2 %, sur le moyen terme ». Conformément aux traités et statuts, l'objectif principal de la BCE est de maintenir la stabilité des prix. Sans préjudice de cet objectif, elle apporte son soutien aux objectifs économiques de l'Union, c'est-à-dire le maintien d'un niveau d'emploi élevé et l'encouragement d'une croissance non-inflationniste. Elle agit conformément au principe d'une économie de marché ouverte. Les missions fondamentales relevant de l'Eurosystème consistent à : définir et mettre en œuvre la politique monétaire de la zone euro ; conduire la politique de change de la zone euro ; détenir et gérer les réserves de change des États membres ; assurer le bon fonctionnement des systèmes de paiement.