V)Retour dans les années 2000
1)introduction
Plutôt que de faire un véritable remake du film de Schaffner, ou bien un film s’inscrivant dans la saga originale, ou même une véritable adaptation du roman de Boulle, Tim Burton a récupéré l’idée de base et a réalisé une variation sur le même thème. Proche du premier film par certains aspects (le faible niveau technologique des singes), il emprunte beaucoup au roman, notamment par le fait que la planète des singes n’est pas la Terre du futur, ou bien par la chute qui est à peu près celle de Boulle. Hélas, le film s’avère un redoutable échec tant l’intrigue est convenue (« Battons-nous pour notre liberté » ; c’est Braveheart dans l’espace), dénuée de tout enjeu philosophique, remplie de clichés (les personnages qui trouvent le moyen de trébucher alors qu’ils sont poursuivis) ou d’incohérences (le vaisseau Oberon toujours en état marche après plusieurs siècles ; Mark Wahlberg / Leo n’est jamais surpris par le monde qu’il découvre – à comparer avec les tourments de Charlton Heston / Taylor dans le film de 1968). En revanche, il faut reconnaître les qualités visuelles du film : les maquillages de Rick Baker montrent que ceux de John Chambers, aussi efficaces soient-ils aujourd’hui encore, sont dépassés. Les décors et la photographie sont superbes. Burton a également bien conserver l’aspect animal du peuple singe, ce qui apporte une touche de crédibilité (en comparaison, les singes de Schaffner apparaissent vraiment très humains).
2)Synopsis
La Planète des singes (Planet of the Apes), est un film américain, inspiré du roman La Planète des singes de Pierre Boulle, réalisé par Tim Burton, sorti sur les écrans en 2001. C'est un reboot du film éponyme de 1968. 2029. À bord de la station orbitale Obéron, des chimpanzés sont entraînés pour effectuer des missions dans l'espace. Lorsque l'un d'eux disparaît, le capitaine Leo Davidson désobéit à ses supérieurs afin de lui porter secours. Mais il se trouve pris dans une tempête électromagnétique qui le propulse en 3002 sur une planète du nom d'Ashlar. Leo s'écrase au beau milieu d'une forêt tropicale où il est capturé avec d'autres humains par des singes très évolués. Qu'est-il arrivé sur cette planète où les singes règnent en maîtres et où l'espèce humaine est réduite à l'esclavage ? Aidé de quelques rebelles et d'Ari, la fille d'un influent sénateur simiesque, Leo va tenter de rejoindre Obéron afin de quitter Ashlar… Bien que reprenant le thème de 1968, le reboot de 2001 escamote tous les éléments subversifs traités en 1968 : opposition à la bombe nucléaire, contestation de la domination de l'être humain, critique de la société de consommation. Le film se démarque de son original et du reste de l'univers des films de La planète des singes par plusieurs points : d'abord, alors que dans tous les autres épisodes il n'y a que trois races de singes qui apparaissent (gorille, chimpanzé et orang-outan), dans ce film il y en a bien plus, et d'ailleurs les rôles tenus dans la société par chaque espèce dans les films précédant ne tiennent plus du tout dans ce film, il n'y a qu'a voir la bataille finale avec l'armée des Singes pour s'en rendre compte. Qui plus est, alors que dans les autres films (les deux premiers tout du moins) les Singes utilisent des armes à feu, dans cette reprise ils en sont encore pour ainsi dire au "Moyen Âge".
3)Les origines
La Planète des singes : Les Origines ou La Montée de la planète des singes au Québec (Rise of the Planet of the Apes) est un film de science-fiction américain réalisé par Rupert Wyatt et sorti en 2011. Il s'agit d'un antépisode à la saga La Planète des singes de Pierre Boulle, se penchant sur l'origine de l'intelligence des singes. San Francisco, de nos jours. Le chercheur Will Rodman tente d'éradiquer la maladie d'Alzheimer en testant un sérum sur une femelle chimpanzé. Après un incident, sa progéniture est récupérée et élevée par Will au sein de sa propre maison où habite également son père, atteint lui aussi de la maladie. En grandissant, le singe baptisé César deviendra de plus en plus intelligent : le sérum ALZ-112 développé par Will chez Gen-Sys et transmis génétiquement par sa mère a accru ses capacités cérébrales, lui permettant de percevoir le monde qui l'entoure et de communiquer par langage des signes. Mais suite à une agression sur un voisin, Will est forcé de faire enfermer César dans un refuge pour primates. Livré à lui-même parmi des dizaines d'autres singes, ramené au rang de simple animal et maltraité par des gardiens sans scrupules, César développe des plans pour s'échapper. À l'aide de sa compagne Caroline, Will va tenter de l'arrêter avant que la situation ne dégénère. Mais César et ses semblables, contaminés par le virus 113 de Gen-Sys, mènent une révolte pour s'enfuir de la ville... La principale difficulté pour Weta Digital a été le tournage du climax du film qui se déroule sur le Golden Gate Bridge de San Francisco. Le décor gigantesque a été construit près de Vancouver. Durant cette séquence se déroule une bataille épique entre les hommes et les singes – avec des cascades compliquées, des incendies, des explosions, des hélicoptères, des centaines de voitures et de figurants, et le brouillard de San Francisco – qui est aussi le point culminant de l’intensité narrative et émotionnelle et du parcours des personnages.